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Un très beau livre-CD pour la jeunesse qui plaira aussi aux parents.
Cette création a été réalisée lors d'une résidence d'écriture à l'abbaye de Maumont (Charentes). Cet album est le résultat d'une rencontre entre l'autrice et illustratrice Anne Brouillard et Bertille de Swarte, directrice de l'Institut de Recherche Vocale et d'Enseignement musical Méditerranéen, (IRVEM). Il est composé de poésies entrecoupées de chansons, berceuses et morceaux de musique de Robert Schumann et de César Franck. Des chansons traditionnelles suédoises qui ont bercé l’enfance d’Anne Brouillard mais aussi des compositions du superbe trio vocale Les Itinérantes. Les peintures d’Anne Brouillard donnent de l’intensité́ aux scènes du quotidien. Elles esquissent une heureuse nostalgie de l’enfance. On entre dans un magnifique monde de sensations par le son et l’image. Marc
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Lorsque l’on pense funk, la plupart des gens pensent James Brown.
Au tournant des années 1970, la soul de James Brown et de ses groupes successifs s’accélère et se fait plus syncopée. C’est la naissance du funk, qui avec des morceaux comme Cold Sweat (1967) ou Get Up (I Feel Like Being a) Sex Machine (1970) feront succomber le monde entier au virus fiévreux du funk. Pourtant, à la même période (1967), se forme à La Nouvelle-Orléans un groupe pas moins important que The J.B.s. Il s’agit de The Meters. Le groupe se forme grâce au claviériste Art Neville, qui est une figure emblématique de la scène musicale de La Nouvelle-Orléans depuis les années 1950. Ce qui marque d’emblée à l’écoute de la musique de The Meters est qu’il n’y a pas de cuivres, contrairement à la plupart des groupes de funk de l’époque. Ils ne sont que quatre : clavier, basse, guitare et batterie. Leur musique est extrêmement chaloupée. L’accentuation des contre-temps et le placement en décalage des phrases mélodiques par rapport aux phrases rythmiques différencient le groove du funk. The Meters forme le chainon jusque-là manquant entre la musique funk et le rock alambiqué de groupes comme Led Zeppelin. On retrouve dans la musique de The Meters la même inventivité de composition, avec toutefois avec une énergie très différente et beaucoup plus festive. Ce coffret réédite les cinq derniers albums du groupe et il n’y a pas grand-chose à jeter. Leur musique continue encore d’influencer la scène funk actuelle. The New Mastersounds, The Greyboy Allstars, Galactic, Orgone, Soulive pour n’en citer que quelques-uns... The Meters reste le mètre étalon. Etienne
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Issue du collectif PC Music, SOPHIE est une figure majeure du courant musical Hyperpop apparu au début des années 2010.
Ce courant se caractérise par la rencontre de la musique eurodance avec des styles plus expérimentaux (glitch, noise, abstract…), faisant le grand écart entre ambiances de patinoires et héritage « aphextwinien ». Décédée accidentellement en 2019 à l’âge de 34 ans avec un seul album à son actif, la musicienne a pourtant durablement marqué la scène electro, préparant le terrain pour Charli XCX, Shygirl et bien d’autres. Affirmant sa transidentité, elle fut également une icône LGBTQ+. Cet album posthume inachevé au moment de son décès, voit aujourd’hui le jour grâce au frère et aux collaborateurs de la musicienne. Anthony
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Officiant depuis le tout début des années 1990, l’Allemand Markus Popp (dit Oval) est considéré comme un des pionniers de la musique électronique « glitch ».
Ce courant musical est né de l’exploitation et du détournement des erreurs informatiques propres aux ordinateurs et aux supports numériques. Dès 1992, Popp utilise des CDs rayés pour composer une musique qui se situe à la croisée de l’ambient et de la noise. Szenariodisk, sorti en 1999 en est une parfaite illustration : bugs informatiques et crashs d’ordis sont convoqués sur des plages sonores texturées qui jouent avec les failles de la technologie pour en révéler la poésie. Anthony
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Mac DeMarco, de son nom de naissance Vernor Winfield McBriare Smith IV, est sans doute l’une des figures contemporaines les plus emblématiques du sous-genre LoFi.
Ce jeune homme farfelu à l’humour grivois apprécie les sons bruts, vintage ou déformés, les paroles absurdes et les heureux accidents créatifs, et son caractère farceur le pousse à développer des concepts tels que la « bande-son pour barbecue » ou encore un album de 199 titres pour une durée totale de 523 minutes. Célèbre dans les pays anglophones, Mac DeMarco n’a pas remporté le même succès en France, malgré une solide communauté de fans. Salad Days, deuxième album studio du chanteur et sans doute son meilleur, est aussi le plus sérieux. Ses instruments d’occasion et ses sonorités cabossées accompagnent parfaitement les mélodies mélancoliques et l’ambiance douce-amère de ses textes. Clément
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Des pubs londoniens aux stades de Mexico, des clubs gothiques aux émissions de Michel Drucker, des chambres d’ados aux salons des darons, la musique de Cure a trainé un peu partout, sans arrogance ni prétention.
Du punk au post-rock en passant par la cold wave, la new wave, la noisy pop, la synthpop, le funk, le rock psychédélique, la techno et la dance, Robert Smith s’est essayé à peu près à tout ce qui était à sa portée, humblement, et la plupart du temps avec talent. 16 ans se sont écoulés depuis l’album de 2008 qui, s’il n’était pas dénué de quelques beaux morceaux, constituait un assemblage peu cohérent à la production hasardeuse. 16 ans sans albums pendant lesquels le groupe s’est dédié à la scène, enchainant entre 30 et 50 dates par an, rejouant sans cesse les mêmes ritournelles, mais toujours avec passion et intensité. Réjouissons-nous donc de la nouvelle cuvée qui, si elle n’est pas sans défauts, s’avère être la meilleure depuis Wish en 1992.
Le titre plante le décor : « Chansons d’un monde perdu ». Smith se sait vieux, se dit vieux. Il a perdu ses parents, son frère, de nombreux amis et même son idole et ami David Bowie. N’ayant pas eu d’enfant, il vit en éternel ado avec son épouse Mary Poole, rencontrée au lycée il y a 50 ans.
C’est donc un disque bien solitaire que ce nouvel album. Les textes sont directs et sans fard : « Je me demande comment j’ai pu devenir si vieux […] Qu’est devenu ce garçon et le monde qu’il pensait être le sien ? […] Je vais me fondre dans le temps, c’est pour bientôt […] Je suis quasi fini ». Le ton est donné. Et lorsqu’il parle d’amour, c’est pour espérer tenir la main de son épouse au moment où il mourra. La musique sert le propos, bien que souvent ampoulée, pompière ou trop précieuse. Mais les faux pianos clinquants, la batterie péplum et les dérives métalleuses de la guitare de Reeves Gabrels ne parviennent curieusement pas à ruiner ce bel album aux allures d’ultime gueule de bois. Robert n’a pas envie de faire dans la finesse. Et pourtant la finesse le rattrape. La composition est là, les idées aussi : la boucle de synthé en porte-à-faux sur Alone, les petits sons électroniques cachés de-ci de-là, la distorsion sur la basse, les solos smithiens qui arrivent à point nommé et enfin la voix beaucoup plus subtilement mixée que sur les trois albums précédents. Comme Bowie en son temps, Robert Smith nous ferait-il un vrai beau comeback de vieux ? Anthony