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Officiant depuis le tout début des années 1990, l’Allemand Markus Popp (dit Oval) est considéré comme un des pionniers de la musique électronique « glitch ».
Ce courant musical est né de l’exploitation et du détournement des erreurs informatiques propres aux ordinateurs et aux supports numériques. Dès 1992, Popp utilise des CDs rayés pour composer une musique qui se situe à la croisée de l’ambient et de la noise. Szenariodisk, sorti en 1999 en est une parfaite illustration : bugs informatiques et crashs d’ordis sont convoqués sur des plages sonores texturées qui jouent avec les failles de la technologie pour en révéler la poésie. Anthony
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Mac DeMarco, de son nom de naissance Vernor Winfield McBriare Smith IV, est sans doute l’une des figures contemporaines les plus emblématiques du sous-genre LoFi.
Ce jeune homme farfelu à l’humour grivois apprécie les sons bruts, vintage ou déformés, les paroles absurdes et les heureux accidents créatifs, et son caractère farceur le pousse à développer des concepts tels que la « bande-son pour barbecue » ou encore un album de 199 titres pour une durée totale de 523 minutes. Célèbre dans les pays anglophones, Mac DeMarco n’a pas remporté le même succès en France, malgré une solide communauté de fans. Salad Days, deuxième album studio du chanteur et sans doute son meilleur, est aussi le plus sérieux. Ses instruments d’occasion et ses sonorités cabossées accompagnent parfaitement les mélodies mélancoliques et l’ambiance douce-amère de ses textes. Clément
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Des pubs londoniens aux stades de Mexico, des clubs gothiques aux émissions de Michel Drucker, des chambres d’ados aux salons des darons, la musique de Cure a trainé un peu partout, sans arrogance ni prétention.
Du punk au post-rock en passant par la cold wave, la new wave, la noisy pop, la synthpop, le funk, le rock psychédélique, la techno et la dance, Robert Smith s’est essayé à peu près à tout ce qui était à sa portée, humblement, et la plupart du temps avec talent. 16 ans se sont écoulés depuis l’album de 2008 qui, s’il n’était pas dénué de quelques beaux morceaux, constituait un assemblage peu cohérent à la production hasardeuse. 16 ans sans albums pendant lesquels le groupe s’est dédié à la scène, enchainant entre 30 et 50 dates par an, rejouant sans cesse les mêmes ritournelles, mais toujours avec passion et intensité. Réjouissons-nous donc de la nouvelle cuvée qui, si elle n’est pas sans défauts, s’avère être la meilleure depuis Wish en 1992.
Le titre plante le décor : « Chansons d’un monde perdu ». Smith se sait vieux, se dit vieux. Il a perdu ses parents, son frère, de nombreux amis et même son idole et ami David Bowie. N’ayant pas eu d’enfant, il vit en éternel ado avec son épouse Mary Poole, rencontrée au lycée il y a 50 ans.
C’est donc un disque bien solitaire que ce nouvel album. Les textes sont directs et sans fard : « Je me demande comment j’ai pu devenir si vieux […] Qu’est devenu ce garçon et le monde qu’il pensait être le sien ? […] Je vais me fondre dans le temps, c’est pour bientôt […] Je suis quasi fini ». Le ton est donné. Et lorsqu’il parle d’amour, c’est pour espérer tenir la main de son épouse au moment où il mourra. La musique sert le propos, bien que souvent ampoulée, pompière ou trop précieuse. Mais les faux pianos clinquants, la batterie péplum et les dérives métalleuses de la guitare de Reeves Gabrels ne parviennent curieusement pas à ruiner ce bel album aux allures d’ultime gueule de bois. Robert n’a pas envie de faire dans la finesse. Et pourtant la finesse le rattrape. La composition est là, les idées aussi : la boucle de synthé en porte-à-faux sur Alone, les petits sons électroniques cachés de-ci de-là, la distorsion sur la basse, les solos smithiens qui arrivent à point nommé et enfin la voix beaucoup plus subtilement mixée que sur les trois albums précédents. Comme Bowie en son temps, Robert Smith nous ferait-il un vrai beau comeback de vieux ? Anthony
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Chanteuse américaine originaire de Caroline du Nord, Linda Lee Hopkins a donné sa prodigieuse voix à de nombreux artistes. Installée à Paris en 1991, elle chante pour Bernard Lavilliers, Nino Ferrer ou Ben l’Oncle Soul.
Ce dernier, épaté par son talent, lui fait rencontrer Christophe Lardeau, compositeur, musicien, arrangeur, afin de lui préparer son album solo. L’entente est parfaite. Voici un album de gospel soul lumineux, puissant et habité par la foi de Linda Lee Hopkins. Sa voix profonde, charnelle et sensuelle, accompagnée de chœurs fiévreux servent à merveille ses titres à la variété de styles allant de la soul au boogie blues ou au gospel funk. Un recueil de chansons exaltant d’un bout à l’autre. Marc.
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Childish Gambino est l’alter-ego musical de Donald Glover, comédien rendu célèbre par son rôle dans la sitcom à succès Community et devenu depuis acteur et producteur de renom, jouant dans des blockbusters tels que la saga Star Wars et ayant écrit des séries reconnues, telles qu’Atlanta ou Mr. And Mrs. Smith.
Musicalement, son univers est très large, incluant tantôt des airs de RnB lourds et langoureux (album Awaken, My Love), tantôt des tubes de rap acéré, politique et poétique tels que This Is America, sorti avec fracas en 2018 et décrochant une myriade de records et trophées. Pourtant, à ses débuts, rien ne garantissait la réussite de la carrière musicale de l’acteur, son premier album ayant reçu un mauvais accueil critique et public. C’est avec son deuxième album, Because The Internet, condensé de rap moderne, sombre et profond, que Childish Gambino fut enfin considéré, à juste titre, comme le musicien et poète talentueux qu’il est. Un disque important tant pour sa carrière que pour le panorama actuel du rap. Clément.
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Ces dernières années, le jazz lève la tête et regarde vers le cosmos.
C’est en 2021 que paraît sur le label anglais Warp Space 1.8, le premier album de la musicienne belge et caribéenne Nala Sinephro. Au même moment l’album Promises réunissait le producteur anglais Floating Points, le saxophoniste américain Pharoah Sanders et l’orchestre philharmonique de Londres. Ce disque fusionnait improvisations jazz, musique répétitive et nappes électroniques. Avec Space 1.8, Nala Sinephro explore une orbite voisine. Sa musique aux tempos lents et aux timbres doux se rapproche de l’ambient par l’évolution subtile et permanente des thèmes. Son groupe à géométrie variable joue un jazz à la dérive, qui respire et swingue parfois, en dépit de la lenteur de la plupart des tempos. Lorsque Nala Sinephro improvise à la harpe ou aux synthétiseurs, ce jazz indolent traverse l’atmosphère et nous propulse vers les étoiles. Etienne
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