Frout est, de l’avis de nombreux critiques, le meilleur album de la chanteuse pop Marina And The Diamonds (de son vrai nom Marina Diamondis).

L’artiste chante l’amour et sa fin, le bonheur de vivre, mais aussi la conscience de sa propre mort, dans des productions très électroniques, parfois fortement influencée par le funk et la disco, mais toujours indubitablement pop. Elle alterne tubes de clubs et ballades plus mélancoliques, mais le diamant brut de l’album réside dans la voix de la chanteuse, possédant une très grande tessiture et expérimentant avec une grande variété de timbres, dans un style vocal évoquant les facéties de Kate Bush. Clément.

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Meiko Kaji est une véritable icône de la pop-culture Japonaise.

Actrice prolifique, elle a laissé sa marque dans plusieurs incontournables séries de genre (La Femme Scorpion, Lady Snowblood…). Comme cela se faisait à l’époque au Japon, les studios lui firent chanter les thèmes musicaux de ses films, qui lancèrent sa carrière de chanteuse. Ce disque est un bon exemple du résultat : très représentatif de la pop Japonaise de l’époque, très influencé par la musique traditionnelle mais présentant également des sonorités très occidentales voire hispanisantes, sur des airs dansants et mélancoliques et des paroles chantant l’amour, la trahison et la vengeance – comme dans ses films. Tarantino a incorporé deux de ses tubes à la B.O. de Kill Bill, permettant à de nouvelles générations de découvrir sa musique. Clément.

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Dans la famille Déglingos, je voudrais la mère.

C’est un peu ce qu’on se disait en 2009 lorsque Geneva Jacuzzi, performeuse underground de Los Angeles, faisait ses débuts musicaux dans le sillage tortueux de son petit ami de l’époque, le très cocaïné Ariel Pink. Quinze ans et une flopée de disques autoproduits plus tard, Geneva Jacuzzi sort Triple Fire, son album le plus peaufiné à ce jour. Les synthés Yahama DX7 et les boites à rythmes sont toujours là, le culte des 80’s est à son comble, et l’ironie avec laquelle elle évoque ses classiques la démarque de la pure citation. Et même si elle s’empare des clichés de la pop synthétique de l’époque, de Madonna aux Pet Shop Boys, on relève aussi quelques clins d’œil à Wire, Art Of Noise, Depeche Mode ou aux cancres du label Rephlex. Bref, Geneva Jacuzzi n’a rien inventé, pas même la distance ou l’ironie dont elle fait preuve, mais on suit son parcours avec plaisir, même si on garde une tendresse toute particulière pour son tube de 2009, Love Caboose et son merveilleux clip kitch (à voir sur Youtube). Anthony

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Si le nom BEAK> ne vous est pas familier, resituons un peu.

Vers 1991, apparait à Bristol en Angleterre, une scène qui sera bien malgré elle baptisée trip hop. La formule journalistique fait alors écho à une caractéristique commune aux artistes de cette école. Issus de la culture hip hop, ils pratiquent le sampling décomplexé, sans toutefois avoir un recours systématique au rap. Pour faire court, prenez les techniques de production du hip hop, ralentissez franchement le tempo et ajoutez des voix soul, pop, new wave ou du spoken word. Le tout dans une ambiance fortement mélancolique et souvent éthérée. A l’époque trois entités bristoliennes se détachent du lot : Massive Attack, Tricky et Portishead. Si des dizaines de suiveurs vont s’atteler à galvauder la formule en la rendant de moins en moins captivante, les trois pionniers du genre sauront sans cesse se réinventer. Portishead en particulier, mené par Geoff Barrow et Beth Gibbons, ne s’autorisera aucun bavardage inutile et misera sur la rareté, ne sortant que trois albums en 15 ans.

En 2009, sans pour autant décréter la fin de Portishead (qui pourrait, si l’envie s’en faisait sentir, retourner en studio à tout moment), Geoff Barrow initie BEAK>, une nouvelle formation plus rock et minimaliste (avec deux acolytes dont un ex-Massive Attack). En effet, le premier album de BEAK> précise alors une direction entrevue sur le dernier album de Portishead, à savoir l’irruption de rythmes krautrock métronomiques qui rappellent les grandes heures de Neu!, Silvers Apples et surtout Can.

Comme son nom l’indique, >>>>> est le cinquième album du groupe. Si la formule est toujours plus ou moins la même, ce disque est de loin le plus abouti du groupe en termes de production et de recherche mélodique. Le renouveau vient dans l’intégration d’éléments psychédéliques, post punk, voire cold wave. BEAK> a un pied dans les 70’s, l’autre dans les 80’s et le nez dans le futur. Aussi ce nouvel opus est sans doute un des meilleurs disques de l’année.

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Plus sage en apparence, mais tout aussi ambitieux est le nouveau disque de Beth Gibbons, l’autre pilier de Portishead. Pour situer l’ambiance, on pourrait convoquer des références telles que Nancy Sinatra & Lee Hazlewood, Mazzy Star, Kate Bush ou Leonard Cohen, car il y a bien un peu de tout ce beau monde dans cet album de Beth Gibbons. Mais il y a surtout du Beth Gibbons et c’est en soi une référence tant le personnage est un mythe. Antistar ultra timide, Gibbons est entrée tardivement dans le music business. A vrai dire, elle n’attend plus grand-chose de la musique lorsqu’elle rencontre Geoff Barrow au Pôle Emploi en 1991. Ainsi, à l’époque du premier Portishead, elle a déjà presque 30 ans quand les autres membres du groupe ont une petite vingtaine. Le groupe offre à cette voix si singulière une mise en lumière qu’elle n’envisageait même pas. Le tube Glory Box et son sample imparable d’Isaac Hayes y sont pour beaucoup. Depuis sa sortie, le single est apparu sur les bandes originales d’une quinzaine de films, séries et publicités. En France, il restera douzième au Top50 pendant plusieurs semaines. Dès lors cette voix, jugée si fragile à ses débuts, n’aura de cesse de gagner de l’amplitude et de l’assurance au fil des années.

Et puisque Portishead était bien plus que du trip hop, il est tentant de se dire que la fusion de ces nouveaux albums de BEAK> et de Beth Gibbons aurait tout de même donné un sacré bon Portishead tant ils incarnent les deux faces d’une même Lune. Anthony

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John Maus a quelque chose du mystère.

Alors qu’il est lui-même érudit de  musicologie et de philosophie (son album porte d’ailleurs comme titre une citation d’Alain Badiou à propos de l’art contemporain : « Nous devons être, impitoyablement, nos propres censeurs ») et qu’il est volontiers volubile en interview, sa musique semble paradoxalement verser dans le minimalisme : rythmes obsédants et répétitifs, nappes hypnotiques, et sa voix de baryton qui scande des paroles simples (à peine plus d’une ou deux phrases par chanson), de manière obsessionnelle. We Must Become The Pitiless Censors Of Ourselves est un album purement atmosphérique, qui évoque un peu Joy Division : sépulcral, mélancolique, le genre de musique qui vous transporte immédiatement dans un autre lieu, où la douleur n’existe pas, mais la joie non plus. Clément.

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Après son premier album On n’enferme pas les oiseaux, disque d’or en France et à l’international, une Victoire de la musique, une seconde place à l’Eurovision 2021 avec sa chanson Voilà, Barbara Pravi revient avec La Pieva.

Un nouvel album plein de fougue et d’émotions. « La Pieva », signifie « la chanteuse » en Serbe. Pravi s’inspire de son ancêtre, la veuve Milovanovic, une gitane qui vivait dans les montagnes de Serbie et qui allait de village en village pour chanter. Comme elle, La Pieva raconte des histoires, la vie, la mort, la famille, le monde qui nous entoure mais aussi l’amour, l’amitié et l’humanité. Jean

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