En 2018, à l’occasion du festival Sciences Infuses, nous vous avions proposé une filmographie sur les mathématiques.

Aujourd’hui celle-ci s’enrichit du dernier film d’Anna Novion, à qui l’on doit entre autres : Le Bureau des Légendes, Les Grandes Personnes... Marguerite est une jeune mathématicienne de l’École Normale Supérieure qui travaille sur la célèbre conjecture de Goldbach. Ce mathématicien allemand du XVIIIe siècle avait fait une conjecture selon laquelle Tout nombre entier pair supérieur à 3 peut s’écrire comme une somme de deux nombres premiers. Cette assertion s’avère extrêmement difficile à prouver en mathématique. Au-delà de la poésie et de la fascination que provoquent les mathématiques chez beaucoup de gens, Le Théorème de Marguerite nous permet de découvrir le fonctionnement du monde de la recherche. L’emprise qu’ont les directeurs de thèses sur leurs étudiant.e.s, l’importance du travail d’équipe. Le film montre bien la pression qui pèse sur les épaules des chercheurs, lorsqu’une simple erreur peut remettre en cause des années de travail, voire leur carrière. Ella Rumpf interprète Marguerite, qui est très introvertie, contrairement à Lucas, le mathématicien qu’interprète Julien Frisson, qui lui ne l’est pas du tout. Ce contrepoint permet d’éviter le stéréotype du mathématicien forcément marginal. Ella Rumf obtiendra pour son interprétation le césar du meilleur jeune espoir féminin en 2024. Un film que l’on vous conseille même si les mathématiques ne vous passionnent pas spécialement. Etienne

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Découvrez ou replongez-vous dans ces classiques qui rejoignent les collections de la bibliothèque !

- Le Poison (1945), un des grands films les moins connus de Billy Wilder, raconte le calvaire d’un écrivain alcoolique luttant contre son addiction pendant un infernal weekend.

- Il était une fois en Chine (1991), le chef-d’œuvre de Tsui Hark et l’un des films qui ont fait de Jet Li une star planétaire, met en scène une version romancée de la vie de Wong Fei-hung, héros populaire de la Chine Moderne, qui doit utiliser toute sa maîtrise du kung-fu pour protéger son pays des brigands et des colons occidentaux.

- Les Moissons du Ciel (1978), incontournable mélodrame de Terrence Malick, montre les amours impossibles d’une jeune femme tiraillée entre son compagnon et le riche propriétaire terrien pour qui elle travaille. Les passions mènent au drame, et la Grande Dépression semble pareille à une apocalypse biblique.

- En parlant d’apocalypse biblique, « Viens, et vois » (Livre de l’Apocalypse, 6:7) est le titre original de Requiem pour un Massacre (1985), d’Elem Klimov, qui montre l’horreur absolue de la Seconde Guerre Mondiale, à travers les yeux d’un adolescent d’abord idéaliste, mais très vite plongé dans un véritable cauchemar éveillé.

- Un autre cauchemar, moins traumatisant et plus divertissant, est celui que font les adolescents d’Elm Street dans Les Griffes de la nuit (1984), de Wes Craven, film iconique sur les banlieues américaines et la fracture intergénérationnelle de l’Amérique moderne, œuvre qui a apporté au cinéma le personnage de Freddy Krueger, l’un des monolithes de l’horreur.

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Un très beau premier film d’une jeune cinéaste du Nicaragua.

Ce pays n’a produit que cinq films depuis ces trente dernières années. Véritable conte social moderne. Il se déroule en grande partie sur la chureca, immense décharge à ciel ouvert où vivent 10% de la population dans une pauvreté incroyable. Maria et sa mère Lilibeth y vivent. Lorsque leurs affaires tournent mal, Lilibeth doit rejoindre la ville et laisse Maria dans un centre de recyclage qui fait travailler des enfants. Maria grâce à son énergie, sa détermination, fait face à cette situation, notamment en invoquant l’imagination comme un refuge. Les rencontres qu’elle fait donnent un peu d’humanité à cette réalité terrible. La jeune actrice est criante de vérité, comme le jeune compagnon de travail, Tadeo. La réalisatrice arrive à insuffler de la douceur sans édulcorer l’extrême violence et la corruption dans son pays. Elle montre, avec espoir et tendresse, la façon dont la beauté parvient à se frayer un chemin parmi la laideur. Marc

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Vous aimez avoir peur mais ne pas deviner ce qui va se passer dans chaque prochaine scène d'un film d'épouvante ?

Vous aussi vous trouvez que M. Night Shyamalan devrait se renouveler ? Et bien voici sa fille, en bonne nepo baby elle profite de ce qui tend les bras et s'en sort pas si mal dans son premier film. On est happé par cette histoire de personnes enfermées la nuit dans une pièce vitrée,  observées par des entités monstrueuses dans la forêt. J'ai d'autant plus apprécié l'aspect historique de "l'origin story" de l'intrigue, et ce n'est pas si effrayant après tout, juste original. Mélanie

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Est-ce que vous aussi vous avez une passion pour les films catastrophe ? Volcan, tsunami, crash d'avion, invasion d'aliens qui détruisent une grande ville ? Je suis accro.

Voici un film coréen qui se passe juste après un tremblement de terre qui détruit tout Séoul sauf un immeuble ! C'est donc un film après la catastrophe avec des petits morceaux de catastrophes dedans : comment survivre, comment s'organiser, qui va s'en sortir ? La Corée ayant un rapport fragile à la démocratie, et les films coréens un rapport particulier à la violence (pas de massacre à l'arme blanche, pas de chocolat !) on se doute que ça risque de déraper ! Très efficace. Mélanie

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Dans une ville anonyme du Nord de la France, Apo, lycéenne, fuit le monde réel en passant son temps dans l’univers de Darknoon.

Elle y retrouve Pablo, son frère aîné et seul ami, qui l’a initiée à ce jeu multijoueur en ligne, mélange entre Dark Souls et Final Fantasy. Un soir, en pleine partie, un message s’affiche : les serveurs du jeu s’éteindront dans 60 jours. 60 jours avant la mort du jeu, 60 jours avant la fin du monde. Plus que jamais, Apo va chercher à passer du temps avec son frère. Mais ce dernier a déjà bien à faire : son petit trafic d’ecstasy est en train de décoller et il a fait la rencontre de Night, avec qui il passe beaucoup de temps. Mais soixante jours, c’est peu. Le compte à rebours est implacable…


L’étrange thriller romantique, deuxième film du couple Poggi-Vinel, est un bijou de poésie mélancolique. Le monde contemporain semble sans espoir, la seule échappatoire résidant dans des mondes virtuels à la beauté époustouflante mais aux mains de sociétés privées qui peuvent, d’un claquement de doigt, décider d’y mettre fin. Le seul autre réconfort alors est l’amour, mais qui semble terriblement fragile, condamné d’avance. Eat The Night est une oeuvre singulière, à mi-chemin entre un Ready Player One philosophique et le mélodrame tragique d’un heroic bloodshed à la Ringo Lam. Déroutant et magnifique. Clément.

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