Découvrez notre sélection de films sur le monde de l'entreprise. De la fiction au documentaire, vous explorerez les divers aspects sociaux et économiques.  

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Morse, 2009, un film de Tomas Alfredson, dont le scénario est signé par l’auteur du roman adapté.

Une banlieue suédoise dans les années 80. Il fait noir et surtout il fait froid. Les gestes se font plus lents, les gens sortent moins. La vie s’engourdit. La rencontre d’Oskar et d’Elli reprend les codes des histoires de vampires mais tord les clichés et joue avec nos attentes. Quand la violence, toujours abrupte arrive, il y a le sang qui coule là où il faut. Ces brusques accélérations qui rompent avec cette lenteur causée par le froid donne au film un rythme hypnotique. Si Morse est un film d’horreur c’est aussi et avant tout la chronique d’un amour adolescent hors normes qui changera à tout jamais la vie des protagonistes.

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Dans une demeure isolée, à l'abri des grondements d'une Europe hantée par la guerre, Albert s'occupe de Mia, une fillette aux dents de glace, assignée à résidence. Régulièrement, le téléphone sonne et le Maître s'enquiert du bien-être de Mia.

Jusqu'au jour où il ordonne à Albert de préparer la fillette au départ... La réalisatrice possède un réel talent formel pour créer un univers. Son précédent film, Evolution, en 2016 était autant poétique qu’inquiétant. Earwig est une expérience cinématographique fascinante. Il faut se plonger dans cette richesse plastique, sonore et symbolique. Notamment avec le thème musical composé et joué par Warren Ellis sur les ondes Martenot, très hypnotique, qui donne un aspect onirique à tout le film.  Il faut accepter de ne pas tout comprendre de l’histoire, à vous d’avoir vos propres ressentis. Lucile Hadzihalilovic a adapté le roman du même nom du britannique Brian Catling. Consciente du fait qu’il peut y avoir trahison de l’œuvre de l’auteur, ce dernier lui a donné totale liberté d’interprétation. Artiste aux multiples talents, sculpteur, performeur, peintre, il comprenait très bien le processus de création, il était très curieux de voir le film et il l’a apprécié au point de le qualifier de transmutation de son livre.

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Veuillez découvrir les coups de cœur DVD de nos bibliothécaires pour l'année 2023.

Avec seize films de fiction multirécompensés à son actif, dont une Palme d’Or à Cannes en 2018 pour Une affaire de famille, le cinéaste japonais Hirokazu Kore-Eda est devenu une figure incontournable du cinéma international.

Kore-Eda est surtout connu du public occidental pour son cinéma de fiction. Il débute sa carrière au japon à la fin des années 1980 dans le cinéma documentaire, d’abord en tant que producteur assistant, puis comme réalisateur. Il produira et réalisera de nombreux films documentaires pour la télévision et le cinéma (activité qu’il exerce toujours), avec au total plus d’une vingtaine de films, séries télé ou téléfilms, réalisés en parallèle de son œuvre de fiction, soit près de quarante films au total.

Cette passion pour le réel et le cinéma documentaire imprègne ses œuvres de fiction qui sont filmées sans artifices, mais avec une grande attention portée à la lumière, au cadre et à la couleur. Kore-Eda affectionne les scènes de nuit ou entre chien et loup, filmées en lumière naturelle ; ainsi que la pluie, qui est très présente dans son cinéma. Que les histoires qu’il raconte se passent au Japon ou en Corée du sud (Les bonnes étoiles), il film la vie de gens ordinaires. Vous ne retrouverez pas le japon ultra urbanisé de Tokyo, mais plutôt celui de villes moyennes, ou de la campagne. Ce qui intéresse Kore-Eda sont les rapports humains, et particulièrement la question de la famille et de la parentalité.

Dans Nobody Knows (2004), une mère célibataire disparaît de plus en plus longtemps, laissant ses enfants livrés à eux-mêmes. Les enfants sont incroyables de naturel. C'est un film très fort sur l’abandon, qui brosse le portrait angoissant d’une femme malade pour qui son rôle de mère passe après sa vie de femme. Bien que le sujet du film soit très dur, Kore-Eda brosse avec une grande finesse les relations complexes qu’entretiennent les enfants avec leur mère, ainsi que toutes leurs émotions contradictoires. 

Avec Une affaire de famille (2018) et Les bonnes étoiles (2022), Kore-Eda se focalise sur une vision alternative de la famille, qui n’est pas forcément fondée sur les liens du sang, mais comme un groupe d’individus qui vivent sous le même toit et qui partagent des liens humains forts.

Une affaire de famille décrit la situation complexe de trois adultes et deux enfants qui sont hébergés chez une vieille dame. Cette “famille” vit pourtant en relative osmose, mais cache un profond secret. Loin des films qui montrent un japon aseptisé et moralement immaculé, le cinéma de Kore-Eda nous montre au contraire une société japonaise très dure où beaucoup d’individus vivent dans la pauvreté. Malgré ces difficultés, ses personnages s’adaptent (pas de manière toujours très morale), mais font également preuve de beaucoup d’humanité.

Les bonnes étoiles traite à nouveau de la question de l’abandon des enfants, mais il s’agit cette fois de l’abandon des bébés. Le film se passe en Corée du sud et débute par une mère seule qui abandonne son bébé devant une “boîte à bébé”. Ce dispositif permet aux parents désireux d’abandonner leur bébé, de le déposer dans une boîte afin qu’il soit récupéré, puis qu’il intègre un circuit d’adoption. Là encore, il est question d’une “famille” qui se constitue autour d’un enfant abandonné. Le thème du film peut paraître très glauque, mais le film ne l’est pas. Au contraire, en mêlant les codes du film policier à une galerie de personnages très attachants, Kore-Eda parvient avec subtilité à nous faire réfléchir à ce que signifie être parent, à ce qu’est la famille, et l’enfance.

Vous pourrez trouver à la bibliothèque cinq de ses films de fiction : Nobody Knows (2004) ; Tel père, tel fils (2013) ; Une affaire de famille (2018) ; La vérité (2019) ; Les bonnes étoiles (2022). 

Quels que soient ses films, le jeu de ses acteurs est vraiment très bon, y compris chez les enfants. Sa filmographie est d’ailleurs émaillée de prix d’interprétations. Un cinéaste japonais dont on vous recommande chaleureusement les films.

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Au tournant des années 2000, après un début de carrière remarqué à la télévision japonaise où il réalisait des publicités, Katsuhito Ishii réalise ses premiers films de fiction dans lesquels il mêle tournage traditionnel et techniques d’animation en 2D et en 3D.

Il se fait remarquer pour sa technique d’animation. C’est à lui que Quentin Tarantino choisit de confier les séquences d’animation de Kill Bill : Volume 1. The taste of tea est son quatrième film. Il décrit la vie des Haruno, une famille japonaise qui vit dans un village de montagne près de Tokyo. Dans cette famille modeste haute en couleurs, vous découvrirez entre autres la mère, une dessinatrice de mangas qui connaît un passage à vide dans sa carrière. Sa petite fille, qui voit son quotidien perturbé par des apparitions de son double géant. Le grand-père, qui est un artiste total complètement insolite, à la fois peintre, poète, danseur et musicien. Le fils cadet, un collégien à qui l’amour donne des ailes... Sans heurt, l’histoire passe d’un membre à l’autre de la famille. Chaque personnage est attachant et apporte sa dose d’incongruité au portrait de cette famille surprenante. Le film est bourré d’humour. Le grand-père en particulier est un personnage incroyable à la base de plusieurs séquences hilarantes que je ne vous dévoilerais pas. C'est aussi un film avec des séquences en 3D surprenantes et inattendues. The taste of tea est un film libre et poétique qui part dans tous les sens. Ça fait plaisir de voir des films inventifs comme celui-là, un film vraiment à part.

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