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- Catégorie : Cinéma
Qu’a-t-on accompli durant notre vie ?
Comment imaginait-on notre vie d’adulte lorsque nous étions enfant ? Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Quelle est la place de la famille dans tout ça ? Ces questions existentielles traversent La famille Asada, le quatrième long métrage du réalisateur japonais Ryôta Nakano. On y découvre la vie d’une famille japonaise modeste, où les rêves des uns sont mis entre parenthèses afin que les rêves des autres puissent se concrétiser. Masashi, qui est l’un des fils de la famille, est passionné par la photographie depuis son enfance. Jeune adulte, il part faire des études à Tokyo pour essayer de devenir photographe professionnel. Le fait que la photographie soit au centre du film n’est pas un hasard. Le regard et le souvenir sont deux actions qui interrogent notre identité et qui conviennent donc parfaitement ici. Tantôt drôle, tantôt émouvant, ce film inspiré de la vie du photographe japonais Masashi Asada, brosse le portrait sensible d’une famille presque ordinaire, et donne envie de faire des photos !
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- Catégorie : Cinéma
Des déserts brûlants jusqu’aux profondeurs glacées des océans, ce documentaire nous livre des images somptueuses et époustouflantes de précision.
Une prouesse technologique au service d’une odyssée extraordinaire. À regarder en famille.
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- Catégorie : Cinéma
Vicky, petite fille étrange et solitaire, a un don : elle peut sentir et reproduire toutes les odeurs de son choix qu’elle collectionne dans des bocaux étiquetés avec soin.
Elle a extrait en secret l’odeur de sa mère, Joanne, à qui elle voue un amour fou et exclusif, presque maladif. Un jour Julia, la sœur de son père, qui sort tout juste de prison, fait irruption dans leur vie. Vicky se lance dans l’élaboration de son odeur. Elle est alors sujette à des voyages spatio-temporels au cours desquels elle découvre les secrets de son village, de sa famille et de sa propre existence. "Les Cinq Diables" de Léa Mysius s'inscrit dans un certain renouvellement des genres du cinéma français, fortement inspiré par les grands maîtres de l'étrange que sont Lynch, Carpenter et Cronenberg tout en assumant certains codes de la série B. Et en effet, il y a dans ce film quelque chose du "Carrie" de De Palma, en version Auvergne qui le rend unique. C'est à la fois ce qui lui nuit un peu et en même temps, c'est ce qui le rend très touchant. De plus, il s'agit également d'un film français comptant plusieurs acteurs noirs dont le rôle n'est pas d'être noir. Et c'est encore assez tristement rare pour le signaler. Enfin, concernant l'intrigue, qui certes vous fera quelques nœuds au cerveau, elle est pour le moins originale. Et comme toujours Adèle Exarchopoulos est brillante. Et Sally Dramé (Vicky) et Swala Emati (Julia) sont de belles découvertes.
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- Catégorie : Cinéma
Une jeune rouennaise rêve depuis son plus jeune âge de réaliser des films avec Julia Roberts.
Surprotégée par sa mère, elle espère intégrer une prestigieuse école de cinéma new-yorkaise, mais tout ne se passe pas comme prévu et ses rêves sont brutalement brisés. Refusant d'accepter son sort, la jeune femme part pour New York, en compagnie de sa tante déjantée, avec l'objectif un peu fou de parvenir à transmettre son scénario à Julia Roberts en personne. Le charme opère dans cette première réalisation de Noémie Lefort. Un trio d’actrices épatantes, une histoire folle mais vraie, un juste équilibre des dialogues et des situations et l’on obtient une comédie sincère et émouvante. Louise Coldefy est bluffante et irrésistible dans le rôle de la tante Juliette. Le conflit mère-fille est traité avec sensiblerie. L’héroïne du titre n’étant pas forcément celle que l’on croit.
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- Catégorie : Cinéma
Le pitch de la série : Après un séjour dans un centre de désintoxication, Rue Bennett fait son retour au lycée.
Le jour de la rentrée, elle fait la rencontre de Jules, une jeune adolescente trans, avec qui elle commence à tisser des liens très forts. Les deux jeunes femmes, ainsi que leurs camarades de classes et amis, évoluent dans un univers où la jeunesse n'a plus de tabou : les relations amoureuses se défont aussi vite qu'elles se font, les réseaux sociaux sont omniprésents, les névroses et secrets de chacun sont exposés aux yeux de tous et la drogue est facile d'accès. On pourrait s’arrêter là et se dire qu’on est en présence d’une « teen série » comme une autre. Mais ce serait aller vite en besogne. Car cette série est remarquable à plus d’un titre et en premier lieu pour le regard qu’elle porte sur la génération Z, pour qui l’avenir est de plus en plus sombre. Remarquable également pour la galerie de personnages touchants et profonds, et surtout pour les performances des acteurs dont Hunter Schafer et Zendaya (Emmy Award de la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique en 2020 et en 2022). Le portrait juste d’une jeunesse américaine en proie aux comportements (auto)destructeurs.
Enfin, la série est rythmée par une bande son exceptionnelle composée par Timothy McKenzie, dit Labrinth (déjà remarqué pour ses collaborations avec Sia, Diplo, The Weeknd et Nicki Minaj). Les 26 morceaux (tubes, pièces orchestrales, vignettes et autres ritournelles) réunis sur ce disque en font ce que doit être par essence une bande originale de film, c’est-à-dire, une narration, un récit, une épopée sans images. Et en conjuguant des références aussi diverses que la Trap, le RnB, l’Ambient, Prokofiev, les B.O de Tim Burton et celles de Lynch, c’est tout l’univers poisseux et tragiquement beau de la série qui prend forme, sur un disque dans lequel on se baignera régulièrement, en attendant la fin du monde.
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- Catégorie : Cinéma
Paris, un kiosque à journaux. Alexandra est réalisatrice, fille, petite-fille et arrière-petite-fille de kiosquiers.
Elle est venue prêter main-forte à sa mère et, comme dans un vieux rêve d'enfant, joue à la marchande. Depuis cette fenêtre sur la rue, elle filme avec humour et tendresse les coulisses du métier et le défilé quotidien de clients détonants. Mais la presse papier et les commerces de proximité sont en crise, et ce petit jeu s'avère finalement plus compliqué que prévu... Un documentaire très attachant avec cette belle galerie de portraits d’habitants du 16ème arrondissement de Paris. Il prend de l’épaisseur dans son propos avec l’évocation des difficultés du métier et la concurrence d’Internet. Alexandra Pianelli est en plus une jeune plasticienne et ses petites lucarnes d’animation ludiques font un bel écho aux enjeux de la société en général et distillent un charme certain et mélancolique.