Un jeune homme découvre que l’histoire de sa mère est liée au génocide du Rwanda et tente d’éclaircir le mystère familial.

Une démarche qui le mènera à retrouver une partie de sa famille occultée et à interroger les siens sur fond d’une tragédie finalement indicible.

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Le père de Clémentine Mélois est sculpteur et vit ses derniers jours.

Ses filles et sa femme l'accompagnent, le soignent, l'écoutent et mettent tout en œuvre pour organiser un enterrement de pharaon à cet homme joyeux et aimant. Par petites touches, morceaux de conversations, détails pratiques et concrets (la taille de la croix, les chansons choisies), avec son humour si fin, l'autrice rend hommage à son père et à la chaleur d'une famille créative et gaie. 
Citation : Il faudrait pouvoir engager un videur de boîte de nuit pour notre esprit : un ancien boxeur très musclé, engoncé dans un costume mal taillé. D'un geste autoritaire, il refuserait l'accès aux souvenirs douloureux — entrée libre et cocktail gratuit pour les autres.

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Comment connaître la vie de son père lorsque celui-ci dit n’avoir aucun souvenir de son enfance ?

Devant le silence de cet homme, Hélène Gaudy va fouiller, enquêter et dépouiller les reliques de son atelier d’artiste. Parmi les trésors, ses récits de voyages, ses journaux intimes, ses carnets de poèmes, les correspondances avec ses petites amies et avec celle qui deviendra son épouse. Il la laisse explorer ses îles, ses expériences lointaines mais réelles qui forment l’archipel qu’il est devenu, lui donnant quelques indications de temps à autre. Avec beaucoup de douceur et de respect, H. Gaudy retisse la trame d’une existence libre et passionnée, celle de cet artiste qui a accumulé tant d’objets du passé mais qui préfère transmettre, chaque jour, la beauté du présent à son entourage. Elle nous offre par ce texte un très beau dépassement du silence des relations père-fille.

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Direction la banlieue de Besançon, quartier 408, pour suivre l’enfance de Martial, l’auteur, qui grandit avec sa mère et son beau-père, chômeurs.

Martial aimerait avoir des parents qui se lèvent le matin pour travailler. Cet enfant est rapidement dirigé dans une classe pour enfants caractériels (Centre de diagnostic, de traitement et de réadaptation sociale). “Pourquoi moi ? Surtout, pourquoi moi, et pas les autres ? Je n’étais quand même pas le seul taré dans le quartier. C’est la question que je me pose aujourd’hui.” (p. 46). Comme si cela ne suffisait pas, il est atteint de déficience visuelle. Pourtant, ce qui pourrait sembler catastrophique dans un contexte déjà difficile s’avèrera porteur d’opportunités. En intégrant un internat pour enfants handicapés, où les soignants et enseignants sont plus nombreux et les classes à effectifs réduits, il s’échappe de son milieu et accède à de nouvelles possibilités. L’enfant bagarreur s’avère aussi curieux et intelligent et finira par tirer son épingle du jeu. D’anecdote en anecdote, avec beaucoup d’humour et d’autodérision, M. Cavatz raconte son histoire personnelle touchante et l’histoire d’une société de classes où règne l’injustice sociale.

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Peter Schjeldahl est critique d’art à New-York.

Il est fumeur depuis toujours et il apprend à 77 ans qu’un cancer des poumons lui laisse six mois à vivre. C’est l’occasion pour lui d’écrire ses mémoires en accéléré. Sans se départir d’un humour discret, l’auteur par des courts chapitres nous raconte ce qui compte dans la vie d’un homme quand vient la mort. Son amour pour sa femme Brooke, son alcoolisme, comment il l’a presque détruit et comment il s’en est sorti, son amour de l’art... C’est une vie bien remplie qui défile. Et toujours le souci d’être honnête. Notre mémoire nous ment mais la proximité de la mort est un puissant antidote aux faux semblants. Comment je meurs est un texte inclassable mais toujours juste.

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Philippe Jaenada nous emmène dans un road-trip à travers "la France par les bords" et à travers l’après-guerre, à Saint-Germain-des-Prés.

Obnubilé par le destin tragique de Kaki (ou Kaky), Jacqueline Harispe de son vrai nom, qui s'est défenestrée d'un hôtel miteux à l'âge de 20 ans, il exhume des archives documents et photos pour reconstituer le puzzle d'une vie trop courte. Ponctuant son récit d'anecdotes comiques et intimes sur son voyage presque solo (accompagné de Gladys, la voix du GPS), P. Jaenada remonte le fil du temps et dénoue ce qui a mené tous ces enfants déshérités, fils et filles de Juifs déportés ou de collabos, à vivoter dans le boui-boui du couple Moineau, ces restaurateurs généreux qui les recueillaient volontiers. Si les destins de ces jeunes personnes sont traversés par la violence, la misère et l'abandon, ils illustrent un pan caché de l'Histoire, celui des enfants perdus des années 50 ainsi que des foyers pour jeunes filles censés "redresser" les adolescentes dites difficiles (voir Mauvaises filles, Véronique Blanchard). Faisant le parallèle entre la vie de sa femme Anne-Catherine, rebelle et libérée, et celle de ces "moineaux" virevoltants, P. Jaenada met en lumière toutes les injustices et les coups du sort ayant gâché les promesses d'une jeunesse pleine de désinvolture.

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