Elles sont huit. Huit boxeuses adolescentes réunies à Reno, Nevada, dans le tournoi des Filles d’Amérique, prêtes à en découdre pour arracher le titre de Meilleure Boxeuse de moins de 18 ans.

Pendant deux jours, Andi, Rachel, Kate et les autres virevoltent sur le ring. Entre les coups et les cordes, dans la tension des combats, leurs vies passées, présentes et futures surgissent en un courant électrique de confessions, d’espoirs et de craintes. Car ces jeunes filles affrontent leur adversaire, mais aussi l’existence qui ne leur fait pas de cadeaux. Sur le ring comme ailleurs, il faudra s’imposer.

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Élevé par une mère hippie célibataire et légèrement toquée, Ricky a trouvé depuis l’enfance des figures paternelles de substitution dans les superstars du catch.

Devenu lutteur à son tour, il partage son temps entre la ligue amateur et un travail de concierge dans un lycée. Un soir de match, il se brise le cou et devient la risée du milieu suite à la diffusion virale d’une vidéo antipatriotique. Cloué au lit, sans le sou, il apprend que sa petite amie de longue date a avorté sans lui en parler. Fatigué de se gaver de malbouffe et de séries télé, il entreprend alors avec sa mère un road trip à la recherche de son père biologique, un Natif américain disparu peu après sa naissance. Plongée dans les limbes de l’Amérique du milieu, celle des dive bars et des trous paumés du Midwest, Rentre chez toi, Ricky ! est l’odyssée drôle et mordante d’un éternel adolescent incapable de couper le cordon, balloté par les mutations du monde contemporain et une nostalgie pop enivrante.

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Le chat s’est attelé à nous faire accepter le paradoxe sur lequel se fonde notre relation : faire ami-ami avec un fauve.

Exerçant son emprise sur notre esprit, il en a percé les couches les plus profondes et a reprogrammé notre cerveau. Et nous voici sous influence, ensorcelés par son sourire qui, tel celui du chat du Cheshire, flotte encore longtemps dans l’air quand tout le reste s’est évaporé. Par un brillant tour de passe-passe, ce prestidigitateur de génie a réussi à prendre le pouvoir et à étendre son empire en nous faisant oublier qu’il était un prédateur et que nous devions en avoir peur. Du jour où nous l’avons laissé entrer, s’infiltrant par les toits, poussant les portes, se coulant par les chatières, il a dérobé les clés de notre âme. Il s’est installé de la cave au grenier, s’étalant, si possible, au centre du canapé. À peine a-t-on eu le temps de déceler sa présence qu’il nous a presque déjà croqués… 

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Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l’existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle.

Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l’accueillir, l’aimer, l’instruire et le réconcilier avec l’humanité.

Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d’espoirs mais aussi de dérapages et d’aveuglements. Jusqu’à ce que la mort brutale de l’un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienne à se dissoudre.

Le dernier livre de Sorj Chalandon aurait aussi pu être son premier puisqu’il s’agit de sa fuite, à 17 ans, du foyer familial. D’enfant maltraité à Lyon, il va alors passer SDF à Paris puis, pris sous l’aile de militants maos, il va entamer un chemin militant : des bagarres contre l’extrême droite aux manifs et tractages à l’entrée des usines, en passant par le soutien scolaire dans les bidonvilles de Nanterre. Une vue de l’intérieur sensible qui donne également à voir les dissensions dans le groupe entre les intellos éduqués et donneurs d’ordre et les prolos souvent en première ligne lors des actions concrètes. Des destins entremêlés… pour un temps. Un témoignage précieux sur une époque pas tout à fait révolue qui fait particulièrement échos aujourd’hui.

- Rémi

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Huit cents kilomètres séparent Clara de sa mère, Véro, depuis qu’elle a quitté Marseille.

Ce week-end, elle lui présente Raphaël. Un girafon, pense Véro en le voyant. Il l’agace avec son pedigree bourgeois, ses mots compliqués et sa bouche fermée comme une huître. Elle n’aurait jamais dû laisser Clara monter à Paris.

Mère et fille se cherchent, se fuient, se heurtent sans jamais oublier de s’aimer. Comment être une bonne mère quand notre enfant nous échappe ? Comment être une bonne fille quand on a honte de celle qui nous a tout donné ? Comment s’affranchir sans trahir ?

Récit intime à deux voix, mère et fille, La Bonne Mère pourrait n’être qu’une énième resucée de l’exploration de l’intime à travers la relation filiale… Que nenni ! Par le style et la gouaille de la mère, d’abord. Par une pudeur particulière dans la façon d’aborder le parcours de transclasse, ensuite. Et la délicatesse pour dépeindre la masculinité toxique où le mari pleutre enfin, Mathilda Di Matteo réussit la prouesse de rendre le déjà-vu original. On pourrait aussi ajouter qu’ici la force de la fiction, qui ne cède pas à l’analyse outrancière, rend le livre plus politique qu’il n’y paraît.

- Rémi

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Joan est gardienne d’un zoo australien, où elle vit auprès de sa belle-fille et de sa petite-fille Kimberly qu’elle chérit, lorsqu’elle n’est pas occupée à boire et à coucher avec son collègue Andy.

Sa petite routine de mamie déglinguée est subitement court-circuitée par une épidémie qui se répand dans le pays, une sorte de zoogrippe très étrange. Symptôme n°1 : les malades peuvent entendre les pensées des animaux. Conséquence : ils perdent la boule. Assez vite, l’épidémie provoque le chaos dans le pays et le zoo est assailli de curieux en quête de dialogues interespèces. Lorsque le fils de Joan, le charismatique Lee, débarque pour emmener sa fille sur la côte écouter le chant des baleines, Joan bascule. Elle embarque sa copine coyote Sue, trouve du carburant et file à leur recherche à travers le pays sinistré.

L’autrice Laura Jean McKay (titulaire d’un doctorat portant sur la représentation des animaux en littérature) interprète, à travers un road-trip apocalyptique halluciné, le mystérieux langage des animaux et imagine avec beaucoup d’humour ce qu’en ferait l’espèce humaine. D’après elle, rien de très fameux... – Leslie

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