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- Catégorie : Adultes
« Ces gamins blancs, Huck et Tom, m’observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j’étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [...] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu’ils veulent. »
Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn, en un héros inoubliable. James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.
Choisir son nom, choisir son histoire, choisir son récit : voilà ce que fait le grand Percival Everett en réécrivant l’œuvre de Mark Twain. Plutôt que “canceller” un roman aux résonnances racistes, il se l’approprie et en donne une expression afro-américaine d’esclave brillant et rebelle, la voix d’un homme qui n’a pas pu écrire à l’époque de Twain. - Leslie
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- Catégorie : Adultes
Monika est une jeune femme éprise d’idéal qui grandit en Bavière au début du XXe siècle.
Esprit curieux et grande lectrice, elle épouse Klaus, comme elle issu de la bourgeoisie juive et passionné de philosophie. Mais les premières années de leur mariage sont loin de ce qu’ils avaient imaginé : autour d’eux gronde la menace nazie, qui s’étend progressivement et envahit leur quotidien. D’abord enclins à minimiser le danger ou à supposer qu’il ne les concernera pas, ils comprennent tardivement, quand Klaus est arrêté, que le piège s’est refermé sur eux aussi.
Grete Weil (1906-1999) était une photographe et écrivaine allemande. Elle s’exila en 1935 à Amsterdam avec son époux, Edgar Weil, qui mourut en 1941 à Mauthausen. Elle revint s’installer en Allemagne en 1947. Le Chemin de la frontière fut écrit dans la clandestinité pendant l’hiver 1944, alors que l’autrice se cachait à Amsterdam après la déportation de son mari.
Traduit pour la première fois en français, ce roman rédigé dans la clandestinité totale, s’il est un peu difficile d’accès au premier abord, mérite la lecture pour la description détaillée de l’insidieuse percée du fascisme dans le quotidien des personnages. Un roman qui répond à la question : “comment cela a-t-il pu arriver ?” et permet au lecteur de mieux reconnaître les signes de ce régime qui pourrait se reproduire. - Leslie
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- Catégorie : Adultes
Anne est journaliste. Son dernier article, écrit en réaction au procès d’un chasseur jugé pour avoir tué une louve, la plonge dans une tempête médiatique.
Mise en retrait des sujets sensibles, elle s’offre une parenthèse estivale et embarque avec elle sa fille, sa mère et sa vieille amie. Mais dès leur arrivée, l’étrange s’invite dans leur quotidien : événements inexpliqués, coïncidences, déjà-vu… Les détracteurs de Anne auraient-ils décidé de ne plus la laisser en paix ? Ou est-ce autre chose, de plus ancien et de plus sauvage, qui s’éveille autour d’elle ? Si la thématique abordée est intéressante, le traitement l’est un peu moins. L’envie de suivre les personnages ne quitte pour autant pas le lecteur et peut donner à réfléchir sur la question de la dualité.
– Leslie
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- Catégorie : Adultes
À la campagne, dans une époque évoquant le xixe siècle, Sylvaine est jeune maman et nourrice d’un bébé de la ville.
Une nuit, sentant comme un appel de la forêt, elle se laisse guider et trouve un nouveau-né abandonné, accompagné d’un cahier qu’elle n’est pas capable de déchiffrer – mais dont le récit est dévoilé au lecteur entre chaque chapitre. Lorsque le nourrisson que Sylvaine a en charge décède, elle choisit de le remplacer secrètement par l’enfant trouvé dans la forêt, à ses risques et périls. Dans ce roman aux allures de conte s’entrecroisent des destins de femmes, de mères, de nourrices, d’épouses, de victime, de sage-femme... pour rendre hommage à ce métier disparu de “nourrice” et raconter un temps révolu où la marchandisation de leur corps entraînait d’inévitables dérives.
– Leslie
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« – Attends, Kayden. Tu aimes écrire ? Tu veux écrire ? On peut parler ? Kayden s’en va, les mots plein la gorge. »
Kayden est bien entourée. À la maison il y a Aïsha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail et Shadi, sa grande sœur, complice de toujours. Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur et Djenna qui n’est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d’un système trop rigide. Elle écrit ce qu’elle voit, et ce qu’elle ne voit pas.
Un jour Madame Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden écrit. Une faille s’ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d’entrée à Sciences-Po.
Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas signe un roman puissant sur l’ambition, la quête d’identité et la nécessité de se réinventer. Kayden doit-elle jouer le jeu… ou le changer ?
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- Catégorie : Adultes
Berado, dit prince de Zamunda, un jeune écrivain congolais en exil à Paris, est pris dans une incompréhensible embrouille.
En mal de soutien, il va demander de l’aide à Ramsès, le réceptionniste du Salam Hôtel dans le XIe arrondissement. C’est le point de départ de l’histoire de Berado, sans cesse interrompu par Ramsès, qui insère ses anecdotes dans la narration embrouillée du héros qui se cherche un allié. Bourré de références littéraires, la plume rieuse d’Alain Mabanckou emprunte tant à la BD franco-belge qu’au conte africain. Un roman fantasque où l’auteur joue sur l’accélération et l’interruption du récit principal pour titiller la frustration du lecteur.
– François
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