Dans le Mississipi, un étrange assassinat suscite l’inquiétude : au côté de la victime blanche est retrouvé le corps d’un défunt noir qui, lui, disparaît mystérieusement.

Peu de temps après, le même scénario se répète, avec toujours le même corps d’homme noir qui apparaît puis disparaît. Ce corps n’est pas sans rappeler celui d’Emmett Till, victime d’un cruel lynchage en 1955 dans cette même ville de Money. Il semblerait que ce crime terrible, qui a profondément marqué l’Histoire des Etats-Unis, soit en train d’être vengé… Pour résoudre l’affaire, deux inspecteurs qui ne manquent pas d’humour sont dépêchés sur place, où ils se heurtent à une population raciste et trumpiste, ainsi qu’à un petit groupe du Klu Klux Klan. Parviendront- ils à identifier le fantôme noir qui hante les scènes de crime ? Et quand cesseront ces assassinats ? Derrière l’enquête policière, c’est toute l’histoire bouleversante du racisme états-unien qui saisit le- la lecteur-trice, avec une pointe d’humour qui n’ôte rien au drame qu’elle représente.

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L’œil de Carafa est paru en Italie à la fin des années 90. Très vite traduit dans de nombreuses langues, c’est un étonnant best-seller.

Nous suivrons les péripéties d’un aventurier et révolutionnaire qui change beaucoup de nom, un anabaptiste compagnon de Thomas Muntzer et de toutes les luttes cherchant à mettre à bas le vieux monde dans le sillage de la réforme protestante. L’œil de Carafa est un texte ambitieux qui se situe également dans la tradition du roman de cape et d’épée. Tour à tour essai sur la création des banques et du crédit, roman d’espionnage, portrait d’hommes et de femmes engagés contre l’horreur et l’injustice du monde, L’Œil de Carafa est un texte plein de souffle et de fureur qui décide de ne pas choisir entre toutes les possibilités qu’ouvre le roman. Il réussit à établir des parallèles judicieux et enrichissants avec notre époque et les luttes qui la traversent. Le collectif Luther Blissett se dissoudra après ce coup de maître pour renaître sous le nom de Wu Ming. Mais ceci est une autre histoire.

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Lors de la période de confinement, de nouveaux mots et expressions sont apparus. Gestes barrière, distanciation sociale, continuité pédagogique ...

L’auteure est professeure de philosophie dans un lycée de centre-ville et comme tous ses collègues, on lui demande, afin d’assurer la continuité pédagogique, de donner ses cours en visio. Ce livre est la description d’un dégoût et de l’absurdité d’une situation qui déshumanise professeurs et élèves. L’ironie accompagne ce récit qui, par l’exemple de l’Education nationale, nous décrit la destruction systématique du service public. Mais heureusement, l’humain est résistant et notre besoin de liens directs assure pour l’instant une résistance à l’anomie qu’on nous promet.

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Un homme en fuite trouve refuge sur une île déserte

Un lieu étrange, dominé par une villa immense et somptueuse dont les sous-sols recèlent une machinerie aux fonctions incompréhensibles. L’île, pourtant, n’est pas si déserte qu’elle l’a semblé de prime abord. Des estivants, réunis sur place par un certain Morel, s’engagent dans une fête languide dont le rituel paraît se reproduire à l’infini.
Préfacé par Jorge Luis Borges, ce roman d’Adolfo Bioy Casares, compagnon de Silvina Ocampo, est un classique de la littérature fantastique.

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Quoi de plus logique que le portrait de Silvina Ocampo soit peint par Mariana Enriquez, la plus grande novelliste argentine contemporaine ?

Si Ocampo était la petite sœur d’une fratrie de six, Enriquez peut aussi être considérée comme la petite sœur de Silvina Ocampo. Même goût pour l’étrange et le fantastique, même préférence pour les textes courts (même si Enriquez est l’auteure du roman-monde Notre part de nuit). Mariana Enriquez alterne la biographie d’Ocampo avec des réflexions sur la place de la littérature dans une vie et dans le monde des lettres argentines. Enriquez a du mal à démêler le vrai du faux sur ce qu’elle peut trouver ou entendre sur la vie tumultueuse de Silvina Ocampo. Le propos n’est pas d’établir une biographie mais, par ce portrait sensible, de raconter ce que peut être une vie dans toute sa complexité et ses zones d’ombre.

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Depuis 2017 et le mouvement #Metoo, le consentement est devenu un concept magique qui permettrait d’assurer l’égalité entre les sexes.

Dans ce deuxième essai, Manon Garcia revient sur ce concept pour s’interroger sur ses sens, son efficacité et ses limites. Le consentement est un concept polysémique et il n’est pas toujours sûr qu’on parle de la même chose quand on l’utilise car si tout le monde s’accorde à dire que le bon sexe ne saurait se passer du contentement, il existe des zones grises. De plus, le consentement est à la fois un concept politique, juridique et intime et il n’est pas toujours facile de savoir dans quel contexte il est utilisé. C’est pourquoi l’auteure promeut le sexe non pas comme un champ de bataille ou une scène de chasse avec ses prédateurs et ses proies mais comme une conversation qui, sans sacrifier la rationalité, peut être émancipatrice et érotique.

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