Après avoir écrit et réalisé pour la TV, le théâtre et le cinéma tout au long de ces dix dernières années, l’australienne Shannon Murphy signe avec Milla, ou Babyteeth, son premier long métrage de fiction.

Avez-vous déjà eu l’envie de gagner beaucoup d’argent sans rien faire ? Enfin presque rien ?

Le jour où les deux meilleurs amis du monde, Manu et Jean-Gab découvrent une mouche gigantesque dans le coffre de leur voiture (d’emprunt), un plan machiavélique germe aussitôt dans l’esprit de Jean-Gab : dresser cette mouche pour qu’elle aille leur chercher de l’argent !

Quentin Dupieux offre à David Marsais et Grégoire Ludig (duo comique du Palmashow) un terrain de jeu provençal aux couleurs pastel et à l’esthétique kitsch, où les deux acteurs incarnent des benêts, à la fois comiques et attachants. Les situations sont grotesques, les dialogues drôles. Le personnage incarné par Adèle Exarchopoulos est hilarant. Un film sans prétention et rafraîchissant !

Etienne

Mandibules, de Quentin Dupieux, 2020

Embarquer avec Fritzi dans une aventure pleines de péripéties à la recherche de son amie Sophie dans une Allemagne divisée...

Pour son premier poste d'instituteur, Anders choisit l'aventure et les grands espaces : il part enseigner au Groenland, à Tiniteqilaaq, un hameau inuit de quatre-vingts habitants.

Dans ce village isolé du reste du monde, la vie est rude, plus rude que ce qu'Anders imaginait. Pour s'intégrer, loin des repères de son Danemark natal, il va devoir apprendre à connaître cette communauté et ses coutumes. Le film montre bien l’hostilité du peuple inuit envers un représentant du Danemark, notamment quand les enfants insultent dans leur langue l’instituteur venu leur apprendre le danois. En effet le Groenland est un territoire doté d’une autonomie politique mais qui appartient au Danemark. Ce film documentaire n’en reste pas moins subtil et magnifique dans la façon de filmer les habitants et les paysages sublimes de cette terre du bout du monde.

Une année polaire, de Samuel Collardey, 2008

Qu’est-ce qui nous touche dans un film ? Pourquoi des images nous marquent-elles ?

Nanouk, un des premiers longs-métrages documentaires, fait le pari de faire confiance au mouvement de la vie pour nous intéresser. Tout au long du tournage, Flaherty montre les rushs à Nanouk et aux autres inuits pour écrire le film avec eux. A l’émerveillement de la découverte d’un peuple qui, étant donné les difficultés extrêmes de la vie dans le grand nord, doit faire preuve d’ingéniosité, de courage et d’intelligence pour survivre, vient peu à peu le profond sentiment de notre commune humanité. Pour citer Frances Flaherty l’épouse du réalisateur qui participa au tournage : « Je pense que lorsqu'ils nous sourient sur l'écran, nous sommes totalement désarmés et nous leur rendons leur sourire. Ils sont eux-mêmes et nous devenons nous-mêmes en retour. Tout ce qui pourrait nous séparer d'eux n'existe plus. Malgré nos différences, et peut-être grâce à elles, nous ne faisons plus qu'un avec eux. Et ce sentiment d'identité commune s'ancre en nous, pour se transformer en expérience profondément libératrice lorsque nous réalisons qu'effectivement, nous ne faisons qu'un avec les autres et avec les choses. »

Nanouk nous touche également, car avant d’être un documentaire sur les inuits, est avant tout un grand film sur l’amitié qui lie le chasseur Nanouk au réalisateur. Robert Flaherty a partagé pendant six ans la vie de Nanouk. Comme lui, il a eu froid, il a eu faim. L’amitié est égalité. Et ce qui fait la force de ce film, qui peut être vu à tout âge, est de ne pas prendre la voie aride de la démonstration mais de nous le montrer avec une grande simplicité.

Nanouk l'Esquimau de Robert Flaherty, 1922

L’histoire se déroule de nos jours en Norvège. Oskar a 12 ans et vit dans un immeuble à la périphérie d’Oslo.

Le soir, seul en bas de chez lui, il s’imagine riposter aux agressions dont il est la victime à l’école. C’est alors qu’il rencontre Eli, une jeune fille qui est sa nouvelle voisine de palier. C’est le début d’une relation qui va changer leur vie.

Loin des super productions américaines boursouflées, Morse renouvèle le genre du film de vampires. Tout d’abord dans le jeu des acteurs qui montre de façon convaincante une amitié où perce la naissance du désir. Enfin, dans les choix de mise en scène de Tomas Alfredson, qui laisse certains plans et certaines parties de l’histoire dans l’ombre, afin que notre imagination travaille. Morse est un film en clair-obscur, où le silence ouaté d’une ville sous la neige cohabite avec l’horreur tapie dans l’ombre. Un film subtil qui donne envie de lire Laisse-moi entrer, le roman de l’auteur suédois John Ajvide Lindqvist dont est adapté ce film.

Morse, de Tomas Alfredson, 2008