L’itinéraire chaotique d’Alix Garin, confrontée durant sa vingtaine à un sérieux problème de vaginisme.

 De thérapeute en gynécologue, portée par l’envie farouche de guérir et aidée par son compagnon, la jeune femme tente de retrouver la voie du désir et du plaisir. Alix Garin livre son témoignage sensible et optimiste sur cette maladie encore taboue.

Leslie

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Après deux recueils de nouvelles caustiques et grinçantes (Les Contes ordinaires), on retrouve ce caricaturiste turc avec un album cette fois-ci autobiographique.

Il y retrace son parcours semé d'embûches de jeune auteur de BD dans un pays au contexte politique tendu. Ses dessins très détaillés, ses personnages aux visages expressifs, nous plongent dans une Turquie où malheureusement la liberté d'expression et les journaux satiriques sont mis sous pression par le pouvoir en place. Nathalie

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En 2006 et 2007, Riad Sattouf rencontre le succès avec sa bande dessinée documentaire satirique La Vie secrète des jeunes.

Dans la foulée, il réalise en 2009 son premier long-métrage, Les beaux Gosses, à l’occasion duquel il rencontre son égérie, le tout jeune Vincent Lacoste, qui avait alors quinze ans. Dans Le jeune Acteur, Sattouf revient, à la manière d’un making-of en bande-dessinée, sur le tournage de ce film : de l’ébauche du projet jusqu’à sa sortie en salles et en passant, bien sûr, par le casting sauvage qui permit de choisir l’adolescent qui en tiendrait le premier rôle, et du point de vue duquel (presque) tout le livre est raconté.

Sattouf peint ici un tableau comique de l’envers d’un tournage, du point de vue d’un adolescent, dans un ton qui alterne entre didactique, émouvant et satirique. Les anecdotes de tournage croustillantes sont présentes, mais toujours au service du récit ou de la bonne compréhension des émotions des personnages. L’auteur relève au final le défi difficile de réussir à transmettre l’expérience unique d’un quidam propulsé star du cinéma du jour au lendemain, loin de tout népotisme, et sans pour autant qu’il soit tendre envers lui-même, il apparaît à la lecture que le talent des comédiens est absolument tributaire de la direction d’acteur. Clément.

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Billy Wilder a réalisé des films de 1931 à 1981.

Immigré Autrichien, sa vie se confond avec sa carrière. Même si son nom ne vous dit rien, il a laissé des répliques et des images cultes, telle que la scène de la bouche de métro avec Marylin Monroe qui se trouve dans Sept ans de réflexion, qu’il a réalisé en 1955. C’est en suivant la jeune Calista, jeune femme Grecque qui se retrouvant un peu par hasard à travailler comme son interprète puis assistante personnelle, que nous allons découvrir Wilder en train de réaliser ce qui sera son avant dernier film, Fedora. Jonathan Coe s’amuse avec les procédés narratifs. Il mêle le vrai au faux avec brio pour nous livrer un roman vif, une ode au cinéma et à la vie et qui, aux difficultés rencontrées, répond par un magistral : « Pourquoi Pas ? » Pierre

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En 2024 est sorti le film Hellboy : The Crooked Man.

Cette quatrième adaptation au cinema du personage de Mike Mignola était hélas très mauvaise, mais elle nous donne l’occasion de revenir sur l’œuvre qui l’a inspirée. Mike Mignola s’est imposé comme l’un des grands auteurs de bande dessinée gothique actifs aujourd’hui, et c’est son personnage de Hellboy qui l’a amené à cette place. Les tomes racontent des histoires disjointes, pouvant généralement être lues dans le désordre. La trame est généralement toujours la même : Hellboy, rejeton de l’enfer élevé par des humains, se rend dans des lieux où sévit le mal, mène l’enquête, et triomphe plus ou moins. Le personnage, colosse rouge cornu cachant sa silhouette et son revolver sous un imperméable, tient plus de Philip Marlowe que de l’Antéchrist, traînant sa carcasse d’affaire en affaire, exorcisant les fantômes et combattant divers démons avec désillusion et lassitude. Très influencée par l’œuvre de Lovecraft, la bande dessinée de Mignola nous entraîne dans un monde fantastique et effrayant, peuplé de créatures issues du folklore mondial, dans des vignettes dont les jeux d’ombres et de lumière magnifiques évoquent l’expressionnisme allemand. Clément

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Simon Parcot publie son deuxième roman : Le chant des pentes.

C’est un auteur singulier, marcheur, guide de montagne et surtout un œil et une plume incroyables pour parler de la montagne : son milieu de vie et source d’inspiration principale. Un peu comme un conteur pastoral, il nous entraîne à la suite de ses personnages sur les pentes de la montagne, là où la vérité des êtres éclate ; où personne n’échappe à la roche et à la lumière. Dans ce roman, il nous raconte l’histoire d’un hameau vivant paisiblement à l'écart du monde, au fond d’une vallée. C’est un village de bergers qui vivent de leur labeur et de leurs bêtes. Les saisons et les années se succèdent. Les choses semblent avoir toujours été ainsi. Mais certains enfants naissent sans jamais prendre la parole, et tout le village souffre de leur différence. Or, un jour, lors d’une sieste dans l’herbe des pentes, une jeune femme, Gayané, elle-même frappée de mutisme depuis sa naissance, est touchée par un rêve qui va la mener. Elle décide de suivre ce rêve, se déniche des compagnons et va remonter jusqu'en haut de la montagne et dans l’histoire elle-même, pour briser les tabous et les silences de ce trop paisible village. Et nous voici emportés avec eux dans ces cîmes mystérieuses, désertes mais si vibrantes. Nous y découvrons les accents aigus de la vie pastorale : nuits froides, peurs du noir, du loup et des maladies, beauté des levers de soleil sur la montagne lumineuse, solidarité face aux éléments, et surtout les chants et la langue sifflée. Car c’est aussi dans l’exploration narrative de la langue sifflée que Simon Parcot nous entraîne : le langage sifflé est un mode de communication consistant à siffler au lieu de parler, répandu dans le monde entier mais limité à des environnements où les sifflements sont plus efficaces que la parole ordinaire (montagnes et forêts denses, principalement). On connaît environ 70 populations qui pratiquent actuellement le langage sifflé. Chacun de ces langages n'est pas une langue indépendante mais une extension de la langue locale. (Source Wikipédia). Si vous aimez les récits initiatiques, les écritures métaphoriques et le réalisme magique, n’hésitez pas à sauter dans ce roman. Elodie

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