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Serra, Nic, Josefine et Agustina sont originaires d’Uruguay, d’Australie, d’Angleterre et de Suède et vivent à Londres
Leur généalogie éclatée donne le ton en matière de fusion musicale délurée : rock psyché, surf, cumbia péruvienne, rythmes africains, variété turque, les Spice Girls, The Shadows, Nirvana… Los Bitchos n’est rien de tout ça mais est tout ça à la fois. Leur premier album Let the Festivities Begin ! est sorti cette année, précédé par une flatteuse réputation, celle d’un groupe de scène, instrumental, qui a conquis son public avec ses guitares qui font le tour du monde.
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Derrière l’énigmatique pseudonyme John Glacier, se cache une rappeuse issue de la scène londonienne post-grime (Dean Blunt, Babyfather, Space Afrika, Blackhaine…).
Son premier album SHILOH: Lost For Words, sorti en juillet dernier, confirme son savoir-faire en matière de rap et de storytelling. Les vignettes confessionnelles au dictaphone de John Glacier sonnent comme des mémos intimes et crus, destinées à un seul auditeur. La production de Vegyn sied à merveille aux errances vocales de la londonienne, donnant au disque des allures de mixtape, conjuguant sans cesse urgence et efficacité. Point culminant de l’album, Green Elephants Freestyle, potentiel tube en puissance avec sa boucle de guitare entêtante.
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Blacklight réuni deux prodiges du rap US
Apollo Brown, producteur originaire de Detroit, et Stalley, rappeur originaire de l’Ohio. Tous deux ont la quarantaine, et ont débuté dans le rap il y a une quinzaine d’années. Apollo Brown utilise beaucoup de samples de piano, d’orgues, de cordes et de voix qui donnent un côté très soul à sa musique. Les tempos sont assez lents et les grooves boom-bap s’accordent à merveille au flow placide de Stalley. Celui-ci a une approche très spontanée du rap. Il n’écrit pas ses textes dans le détail, et laisse toujours une part à l’improvisation. Son rap coule de manière naturelle. Une très belle collaboration qui paraît une fois de plus sur le label Mello Music Group.
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En 1961, le saxophoniste américain John Coltrane enregistre l’album Africa/Brass.
Autour d’une poignée d’accords, les solistes improvisent, changent de gamme, c’est ce que l’on appelle le jazz modal. Le flûtiste Christophe Dal Sasso a réuni la fine fleur du jazz français en un Big Band qui revisite le répertoire de ce disque, réarrangé pour l’occasion. On retrouve entre autres David El Malek et Sophie Alour au sax ténor, Géraldine Laurent au sax alto, ainsi que Pierre De Bethmann au piano. Les morceaux sont longs et donnent la possibilité aux solistes d’explorer les possibilités d’agencement que donnent ces quelques accords. Un Rubik’s cube musical incandescent !
John Coltrane’s Africa/Brass Revisited, de Dal Sasso Big Band, 2021
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Dès les premières secondes une phrase musicale se répète.
Jouée sur ce qui semble être un clavecin électrique, elle sera le fil rouge de cette longue composition qui est Promises. C’est l’anglais Sam Shepherd alias Floating Points, qui a composé cette longue pièce en neufs mouvements. Pour accompagner sa myriade de claviers, on retrouve le mythique Pharoah Sanders au saxophone ténor, et le London Symphony Orchestra. La musique de Promises est contemplative. Elle évolue de manière subtile. On se croirait dans un rêve. Les instruments se succèdent en circonvolutions autour de cette phrase musicale de clavecin qui rythme toute la pièce. Un réel moment de grâce.
Promises, de Floating Points, Pharoah Sanders & The London Symphony Orchestra, Luaka Bop, 2021
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Écouter La Colonie De Vacances sur disque, c’est passer à côté du dispositif en quadriphonie qu’a choisi le groupe pour la scène.
Ce “super groupe” rassemble peu ou prou les membres des groupes de math-rock/garage
Papier Tigre, Pneu, Marvin, Electric Electric. En concert, le public est placé au centre des quatre groupes,
ça décoiffe. Mais rassurez-vous, face à vos enceintes stéréo, vos bigoudis vont tout de même tomber par terre. La musique de La Colonie De Vacances ressemble à celle d’un gamelan électrisé et épileptique. Avec quatre batteries, des synthés, des voix, quelques guitares et des bidules, il ne reste plus beaucoup de place dans le spectre sonore. Ça lave les oreilles et après on apprécie le silence. À écouter bien fort !