Eternel casse-tête que la validation ou le rejet de ce type de féminisme qui  consiste à s’emparer des codes du porno pour combattre le patriarcat.

 

Plus généralement, peut-on jouer de ses attributs ou de sa nudité quand on est féministe ? Ces questions sont régulièrement débattues. Souvenez-vous, les Femen en ont largement fait les frais. D’aucun·e·s déplorèrent : « Mais pourquoi se foutre à poil pour protester ? », ou encore « Ok, mais elles sont toutes minces et blanches et ne représentent pas la diversité »… Aussi, plutôt que de nous étendre sur le look du quatuor new-yorkais Cumgirl8 qui revendique un militantisme antipatriarcal et qui joue avec le feu en brandissant leurs corps filiformes, leur maquillage qui déborde, leurs seins nus et leur lingerie destroy, nous parlerons de leur musique qui est franchement classe ! Entendons-nous : aucune révolution musicale à l’horizon. On reprend les choses là où Chicks On Speed et Le Tigre les avaient laissées, qui elles-mêmes étaient les héritières des Slits, Raincoats, Delta 5 et X-Ray Spex. Clairement rien de neuf, donc, sauf que leur actualisation de la formule Riot Grrrl version electro post punk mélodique fonctionne à merveille. Les tubes s’enchainent, on danse et on fredonne sur ces remarquables pop songs. Difficile de savoir si on parlera encore de Cumgirl8 dans 2 ans, mais ces filles ont clairement du talent.

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