Le duo britannique Soft Cell est surtout resté connu pour son tube de 1981, la célèbre reprise synthpop de Tainted Love, obscur single soul de Gloria Jones sorti 16 ans auparavant.

Leur version atteint vite la première place des tops 50 dans 18 pays, et le duo l’interprète à la télévision, pour la mythique émission Top of the Pops. Puis, au fil des ans, elle devint un cliché, beaucoup moqué pour son côté kitsch et ses paroles mélodramatiques.

Pourtant, Soft Cell était loin d’être le groupe commercial qu’on le pourrait penser à l’écoute de Tainted Love, et leur premier album en est la preuve. Sans cesse à la recherche de manières de titiller la censure et de pousser la provocation à son maximum, le disque affiche leur esprit rebelle dès son titre. Le chanteur, Marc Almond, ne cache pas son homosexualité et ses paroles s’inspirent de son quotidien : il chante les clubs, la drogue, les rencontres amoureuses et fait même référence au milieu sado-maso. Les concerts du groupe sont parfois mouvementés, l’une de leurs performances allant jusqu’à provoquer une émeute à cause de leur chanson Sex Dwarf, par la suite censurée. L’esprit non-conformiste et provocateur de Marc Almond et David Bell a peut-être été oublié,  mais le disque demeure un témoignage de leur univers et un excellent album de synthpop. Clément

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