Lorsque l’on pense funk, la plupart des gens pensent James Brown.

 

Au tournant des années 1970, la soul de James Brown et de ses groupes successifs s’accélère et se fait plus syncopée. C’est la naissance du funk, qui avec des morceaux comme Cold Sweat (1967) ou Get Up (I Feel Like Being a) Sex Machine (1970) feront succomber le monde entier au virus fiévreux du funk. Pourtant, à la même période (1967), se forme à La Nouvelle-Orléans un groupe pas moins important que The J.B.s. Il s’agit de The Meters. Le groupe se forme grâce au claviériste Art Neville, qui est une figure emblématique de la scène musicale de La Nouvelle-Orléans depuis les années 1950. Ce qui marque d’emblée à l’écoute de la musique de The Meters est qu’il n’y a pas de cuivres, contrairement à la plupart des groupes de funk de l’époque. Ils ne sont que quatre : clavier, basse, guitare et batterie. Leur musique est extrêmement chaloupée. L’accentuation des contre-temps et le placement en décalage des phrases mélodiques par rapport aux phrases rythmiques différencient le groove du funk. The Meters forme le chainon jusque-là manquant entre la musique funk et le rock alambiqué de groupes comme Led Zeppelin. On retrouve dans la musique de The Meters la même inventivité de composition, avec toutefois avec une énergie très différente et beaucoup plus festive. Ce coffret réédite les cinq derniers albums du groupe et il n’y a pas grand-chose à jeter. Leur musique continue encore d’influencer la scène funk actuelle. The New Mastersounds, The Greyboy Allstars, Galactic, Orgone, Soulive pour n’en citer que quelques-uns... The Meters reste le mètre étalon. Etienne

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