Ces dernières années, le jazz lève la tête et regarde vers le cosmos.
C’est en 2021 que paraît sur le label anglais Warp Space 1.8, le premier album de la musicienne belge et caribéenne Nala Sinephro. Au même moment l’album Promises réunissait le producteur anglais Floating Points, le saxophoniste américain Pharoah Sanders et l’orchestre philharmonique de Londres. Ce disque fusionnait improvisations jazz, musique répétitive et nappes électroniques. Avec Space 1.8, Nala Sinephro explore une orbite voisine. Sa musique aux tempos lents et aux timbres doux se rapproche de l’ambient par l’évolution subtile et permanente des thèmes. Son groupe à géométrie variable joue un jazz à la dérive, qui respire et swingue parfois, en dépit de la lenteur de la plupart des tempos. Lorsque Nala Sinephro improvise à la harpe ou aux synthétiseurs, ce jazz indolent traverse l’atmosphère et nous propulse vers les étoiles. Etienne