Dans la famille Déglingos, je voudrais la mère.

C’est un peu ce qu’on se disait en 2009 lorsque Geneva Jacuzzi, performeuse underground de Los Angeles, faisait ses débuts musicaux dans le sillage tortueux de son petit ami de l’époque, le très cocaïné Ariel Pink. Quinze ans et une flopée de disques autoproduits plus tard, Geneva Jacuzzi sort Triple Fire, son album le plus peaufiné à ce jour. Les synthés Yahama DX7 et les boites à rythmes sont toujours là, le culte des 80’s est à son comble, et l’ironie avec laquelle elle évoque ses classiques la démarque de la pure citation. Et même si elle s’empare des clichés de la pop synthétique de l’époque, de Madonna aux Pet Shop Boys, on relève aussi quelques clins d’œil à Wire, Art Of Noise, Depeche Mode ou aux cancres du label Rephlex. Bref, Geneva Jacuzzi n’a rien inventé, pas même la distance ou l’ironie dont elle fait preuve, mais on suit son parcours avec plaisir, même si on garde une tendresse toute particulière pour son tube de 2009, Love Caboose et son merveilleux clip kitch (à voir sur Youtube). Anthony

Sécurité. Pour accéder au portail de votre bibliothèque, merci de confirmer que vous n'êtes pas un robot en cliquant ici.