John Maus a quelque chose du mystère.

Alors qu’il est lui-même érudit de  musicologie et de philosophie (son album porte d’ailleurs comme titre une citation d’Alain Badiou à propos de l’art contemporain : « Nous devons être, impitoyablement, nos propres censeurs ») et qu’il est volontiers volubile en interview, sa musique semble paradoxalement verser dans le minimalisme : rythmes obsédants et répétitifs, nappes hypnotiques, et sa voix de baryton qui scande des paroles simples (à peine plus d’une ou deux phrases par chanson), de manière obsessionnelle. We Must Become The Pitiless Censors Of Ourselves est un album purement atmosphérique, qui évoque un peu Joy Division : sépulcral, mélancolique, le genre de musique qui vous transporte immédiatement dans un autre lieu, où la douleur n’existe pas, mais la joie non plus. Clément.

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