Depuis ses débuts en solo en 2008 avec un premier album bourré de tubes produit par Diplo, Santigold est une fervente partisane du décloisonnement des genres.
Et c’est avec la plus grande aisance qu’elle jongle entre hip hop, new wave, post punk, dub, pop, grime, soul, electro, ambient, se réclamant autant de Siouxsie que de Nina Simone, de Fela Kuti que de The Cure. Ce cinquième album, nommé « Spirituals » est toutefois plus introspectif que ses productions précédentes. Les remises en question et la dépression sont passées par là. Et même si elle est toujours aussi bien entourée (Nick Zinner, Rostam, SBTRKT, Boys Noize, Jake One…), Santigold reste maitresse à bord et se sert de son histoire personnelle pour tromper l’adversité. Ce qui fait de « Spirituals » un disque de rédemption plutôt fin, dans lequel elle parvient à injecter des couleurs tropicales salvatrices.