Affiches des films mentionnés

Qu'il s'agisse de films cultes ou de nouveautés de l'année, ces nouvelles acquisition ne manquent pas de punch.

 

- Battle Royale (2000), film culte de Kinji Fukasaku, offre une vision dystopique d’un Japon englué dans son fascisme et tellement terrorisé par les jeunes générations qu’il organise, une fois par an, un jeu de massacre télévisé, forçant une classe de lycéens tirée au sort à s’entre-tuer. Viscéral et perturbant.


- Old Boy (2003) point d’orgue de la « Trilogie de la vengeance » de Park Chan-wook, raconte comment un homme banal se fait un jour capturer par des inconnus et enfermer pendant quinze ans dans un appartement muré, pour des raisons qu’il ignore. Lorsqu’il est enfin relâché, il n’a qu’un but : retrouver celui qui lui a causé du tort. Mais sa traque le confrontera au pire des adversaires quand il apprendra une vérité qu’il ignorait sur lui-même.


- Dans City of Darkness (2024), le Hongkongais Soi Cheang, réalisateur des excellents Accident, SPL2 et Limbo, ressucite une période révolue de sa cité, en faisant se situer l’action dans les années 80 et au sein de la citadelle de Kowloon, quelques années avant l’évacuation et la destruction de cette dernière. Ce lieu mythique, enclave sans lois en plein centre de la ville, véritable labyrinthe urbain, entassement monstrueux de bidonvilles, de ruelles aveugles et de passerelles précaires, reconstitué en décors et par ordinateur, est le théâtre de l’affrontement entre bandes rivales, à la tête desquelles on retrouve les légendes des arts martiaux Sammo Hung et Louis Koo, comme une lettre d’amour au cinéma de ces années révolues.


- Le sous-continent Indien a l’industrie cinématographique la plus prolifique au monde, et depuis quelques années elle commence à s’adresser au public international, le succès mondial de films tels que RRR ou Jawan montrant que l’Inde ne se limite pas aux comédies musicales de Bollywood ou aux scènes d’action irréalistes et aux effets spéciaux numériques balbutiants qu’on pouvait voir dans Baahubali ou Enthiran. Contrairement aux blockbusters cités plus hauts, Kill (2024), de Nikhil Nagesh Bhat, a la particularité d’avoir un cadre beaucoup plus intimiste et resserré : un train pris en otage par une bande de bandits ignorant la présence d’un capitaine des forces spéciales à bord… Malgré des thèmes politiques généraux peu inspirés et foncièrement réactionnaires, en termes de réalisation le film n’a rien à envier aux meilleurs John McTiernan et sera toujours un visionnage plus divertissant qu’un énième nanard avec Liam Neeson.

Sécurité. Pour accéder au portail de votre bibliothèque, merci de confirmer que vous n'êtes pas un robot en cliquant ici.