Détail de l'affiche, représentant deux jeunes hommes côte à côte.

Dans une ville anonyme du Nord de la France, Apo, lycéenne, fuit le monde réel en passant son temps dans l’univers de Darknoon.

 

Elle y retrouve Pablo, son frère aîné et seul ami, qui l’a initiée à ce jeu multijoueur en ligne, mélange entre Dark Souls et Final Fantasy. Un soir, en pleine partie, un message s’affiche : les serveurs du jeu s’éteindront dans 60 jours. 60 jours avant la mort du jeu, 60 jours avant la fin du monde. Plus que jamais, Apo va chercher à passer du temps avec son frère. Mais ce dernier a déjà bien à faire : son petit trafic d’ecstasy est en train de décoller et il a fait la rencontre de Night, avec qui il passe beaucoup de temps. Mais soixante jours, c’est peu. Le compte à rebours est implacable…


L’étrange thriller romantique, deuxième film du couple Poggi-Vinel, est un bijou de poésie mélancolique. Le monde contemporain semble sans espoir, la seule échappatoire résidant dans des mondes virtuels à la beauté époustouflante mais aux mains de sociétés privées qui peuvent, d’un claquement de doigt, décider d’y mettre fin. Le seul autre réconfort alors est l’amour, mais qui semble terriblement fragile, condamné d’avance. Eat The Night est une oeuvre singulière, à mi-chemin entre un Ready Player One philosophique et le mélodrame tragique d’un heroic bloodshed à la Ringo Lam. Déroutant et magnifique. Clément.

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