Si comme plusieurs films de ces dernières années (L’Histoire de Souleymane, Les Survivants, Moi Capitaine...), La Tête Froide aborde le thème de l'errance migratoire et de la précarité des réfugiés, ce premier film se détache par sa justesse et sa mesure.

 

On assiste au télescopage de deux types (ou deux degrés) de misères : celle des migrants qui tentent de traverser les frontières européennes, et la misère ordinaire d'une chômeuse française qui trafique des cigarettes pour payer son mobile-home perdu dans les Alpes à la frontière italienne. Un dialogue s'entame entre les deux parties, et chacun tente de tirer profit de la situation. Rien n'est surjoué, pas de mélo inutile, le film est court et va droit au but. Florence Loiret-Caille, actrice trop souvent reléguée aux seconds rôles, a l'occasion ici de montrer l’étendue de son talent. Elle incarne à la perfection cette femme solitaire, mère en conflit avec sa fille adolescente, alors qu'elle-même peine à devenir adulte. Tout est ordinaire dans ce film, mais rien n'est ennuyeux. Anthony

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