Dans une demeure isolée, à l'abri des grondements d'une Europe hantée par la guerre, Albert s'occupe de Mia, une fillette aux dents de glace, assignée à résidence. Régulièrement, le téléphone sonne et le Maître s'enquiert du bien-être de Mia.

 

Jusqu'au jour où il ordonne à Albert de préparer la fillette au départ... La réalisatrice possède un réel talent formel pour créer un univers. Son précédent film, Evolution, en 2016 était autant poétique qu’inquiétant. Earwig est une expérience cinématographique fascinante. Il faut se plonger dans cette richesse plastique, sonore et symbolique. Notamment avec le thème musical composé et joué par Warren Ellis sur les ondes Martenot, très hypnotique, qui donne un aspect onirique à tout le film.  Il faut accepter de ne pas tout comprendre de l’histoire, à vous d’avoir vos propres ressentis. Lucile Hadzihalilovic a adapté le roman du même nom du britannique Brian Catling. Consciente du fait qu’il peut y avoir trahison de l’œuvre de l’auteur, ce dernier lui a donné totale liberté d’interprétation. Artiste aux multiples talents, sculpteur, performeur, peintre, il comprenait très bien le processus de création, il était très curieux de voir le film et il l’a apprécié au point de le qualifier de transmutation de son livre.

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