Vicky, petite fille étrange et solitaire, a un don : elle peut sentir et reproduire toutes les odeurs de son choix qu’elle collectionne dans des bocaux étiquetés avec soin.
Elle a extrait en secret l’odeur de sa mère, Joanne, à qui elle voue un amour fou et exclusif, presque maladif. Un jour Julia, la sœur de son père, qui sort tout juste de prison, fait irruption dans leur vie. Vicky se lance dans l’élaboration de son odeur. Elle est alors sujette à des voyages spatio-temporels au cours desquels elle découvre les secrets de son village, de sa famille et de sa propre existence. "Les Cinq Diables" de Léa Mysius s'inscrit dans un certain renouvellement des genres du cinéma français, fortement inspiré par les grands maîtres de l'étrange que sont Lynch, Carpenter et Cronenberg tout en assumant certains codes de la série B. Et en effet, il y a dans ce film quelque chose du "Carrie" de De Palma, en version Auvergne qui le rend unique. C'est à la fois ce qui lui nuit un peu et en même temps, c'est ce qui le rend très touchant. De plus, il s'agit également d'un film français comptant plusieurs acteurs noirs dont le rôle n'est pas d'être noir. Et c'est encore assez tristement rare pour le signaler. Enfin, concernant l'intrigue, qui certes vous fera quelques nœuds au cerveau, elle est pour le moins originale. Et comme toujours Adèle Exarchopoulos est brillante. Et Sally Dramé (Vicky) et Swala Emati (Julia) sont de belles découvertes.