Maîtres anciens met en scène la conversation (à sens unique, bien sûr) entre Atzbacher et Reger, un vieil habitué du musée d’Histoire de l’art de Vienne.

 

Depuis plus de 30 ans, celui-ci s’assied sur le même banc, deux fois par semaine, en face du même tableau du Tintoret. Sous le regard bienveillant du à gardien Irrsigler, il ressasse ses déboires, sa vie routinière et amère, et se répand en diatribes bilieuses sur la médiocrité des artistes, des touristes, de l’Autriche, et de la vie en général. Dans ce chef-d’œuvre de misanthropie, Nicolas Mahler taille et va à l’essentiel, sans rien toucher à la lettre, dans une adaptation extrêmement fidèle. Maîtres anciens étonne par cette rencontre inattendue entre un romancier qui pratique la logorrhée, la répétition, la pulsion dénigrante et le ressassement mélancolique, et un auteur de bande dessinée dont le dessin et l’humour se caractérisent par l’économie de moyens.

Sécurité. Pour accéder au portail de votre bibliothèque, merci de confirmer que vous n'êtes pas un robot en cliquant ici.
Sécurité. Pour accéder au portail de votre bibliothèque, merci de confirmer que vous n'êtes pas un robot en cliquant ici.