Dès les premières lignes de ce livre magistral, on retrouve les grandes obsessions de Pär Lagerkvist : la solitude, la cruauté, la férocité la plus implacable et le thème de la difformité.
Piccolino est physiquement et moralement un monstre. Il épie, méprise, dénonce, torture et tue. Il est incapable de pitié, de respect, d’amour, ou simplement d’affection. Mais sa haine est le reflet désespéré de sa solitude. Journal d’un fou criminel mais aussi chronique de la cour sous la Renaissance italienne, Le Nain est sans doute le chef-d’œuvre de Pär Lagerkvist.
– Pierre S.