Depuis 2017 et le mouvement #Metoo, le consentement est devenu un concept magique qui permettrait d’assurer l’égalité entre les sexes.
Dans ce deuxième essai, Manon Garcia revient sur ce concept pour s’interroger sur ses sens, son efficacité et ses limites. Le consentement est un concept polysémique et il n’est pas toujours sûr qu’on parle de la même chose quand on l’utilise car si tout le monde s’accorde à dire que le bon sexe ne saurait se passer du contentement, il existe des zones grises. De plus, le consentement est à la fois un concept politique, juridique et intime et il n’est pas toujours facile de savoir dans quel contexte il est utilisé. C’est pourquoi l’auteure promeut le sexe non pas comme un champ de bataille ou une scène de chasse avec ses prédateurs et ses proies mais comme une conversation qui, sans sacrifier la rationalité, peut être émancipatrice et érotique.